MarathonLaVie2013Voici enfin le récit de cette aventure qui me trottait dans la tête depuis un bon moment.

Dimanche 15 septembre, nous nous sommes donnés rendez-vous au COSEC (comme d’hab) pour aller au centre Eugène Marquis à Villejean, lieu du départ du marathon de la vie.
L’équipe 1 est composée de : Laurence (moi-même, désolée de me mettre en tête de liste, mais je suis le relais 1), Ghislaine, Dominique J et Claudine.
L’équipe 2 est composée de : Marie-Jeanne, Nelly et Pascal B (qui fait deux relais, c’est normal, c’est le chef).

Donc, nous arrivons sur place sans problème avec nos deux voitures : la grande de Dominique et la petite de Nelly. Marie-Jeanne et moi-même faisons le relais 1, donc nous enfilons notre beau maillot technique bleu. Il y a foule, comme souvent à cette course.

La marraine et le parrain de cette édition 2013 font un discours émouvant, nous ressentons la douleur vécue par cette famille. Beaucoup de participants se sentent concernés, cette maladie étant malheureusement un fléau universel.

Allez, il est temps de partir, nous démarrons tranquillement notre marathon. Marie-Jeanne et moi discutons un peu, mais nous sommes concentrées, pas envie de s’étaler sur une chicane ou une
bordure de trottoir ! L’ambiance est bon enfant, chacun court à son rythme, pas stressé. Nous rejoignons la Vilaine par le quartier de la rue de Lorient et je suis heureuse de quitter le bitume.
Après la rivière, nous passons par les prairies de La Prévalaye et arrivons sur la commune de St Jacques de la Lande. Je découvre de nouveaux sentiers que j’essaie de mémoriser pour une future balade dominicale.

De plus en plus de gens sont présents pour nous encourager, ça sent l’arrivée. En effet, nous retrouvons le chemin qui borde le stade Allende. Nous retrouvons nos deux équipes avec plaisir. Je donne à Ghislaine le bracelet relais et Marie-Jeanne fait de même avec Nelly.

Je commente ma course qui fut un plaisir (pas de chrono, ça me va) et Dominique nous emmène Claudine et moi au prochain relais à St Erblon.

Sur place, nous nous garons dans un champ et nous allons attendre nos marathoniens dans un joli endroit boisé. Nous grignotons en discutant (ou inversement) et soudain nous voyons arriver Pascal, mécontent, suivi de Marie-Jeanne.

Ils nous racontent alors leur mésaventure : Pascal n’a pas pu démarrer la petite voiture verte de Nelly ! Ils ont même essayé de la pousser, sans succès. Donc, ils sont venus en auto-stop avec une joggeuse qui participait à la course. Pascal nous explique tout ce qu’il a tenté pour démarrer cette maudite machine. Nous avons conclu que puisque c’est une voiture de femme, elle ne démarrait pas avec un homme ! Nous retournons alors voir l’arrivée des coureurs et quand Ghislaine apparaît, suivie par Nelly, Pascal et Dominique prennent le relais et partent illico. Nous nous empressons de raconter l’incident et de voir la réaction de la propriétaire du véhicule coupable.

« Vite, vite Nelly, explique-nous comment marche ta petite voiture ! »

Effectivement, elle ne semble pas simple sa mécanique :
« J’ouvre la porte, je m’assieds et je referme vite la porte, j’appuie sur un bouton et je tourne la clé » (tout ça d’après mes souvenirs, sinon demandez à Nelly pour en savoir davantage).

Nous repartons en rigolant vers la voiture pour nous rendre au prochain relais près de Saint Armel, toutes ensemble avec Ghislaine, Claudine, Marie- Jeanne et Nelly. Mais soudain je rigole moins, car je me rappelle que c’est à moi de conduire la grande voiture de Dominique. Heureusement, j’avais bien écouté ses explications à propos de sa machine sans frein à main et tout se passe bien. Pour accéder au champ du relais, la route est mince, la voiture est large et quelques voitures arrivent en face. Je serre à droite, Ghislaine me rassure en disant que ça passe (mais ça passe à droite ou à gauche?), nous serrons les fesses et arrivons sans encombre, ouf !

Sur place, nous voyons arriver Dominique qui récupère sa voiture. Pascal continue à courir sur le dernier relais (même pas peur), Claudine le suit. Nous repartons pour Piré sur Seiche, l’arrivée du marathon. Nous attendons près de l’église. Nos coureurs apparaissent, nous finissons la course ensemble, montrant une équipe soudée. Au passage de la ligne d’arrivée, Marie-Jeanne en profite pour faire un témoignage au micro de l’animateur. Courir, c’est aussi une façon de se battre contre une maladie.

Après une halte bien méritée au ravitaillement (miam, le pain aux fruits secs!), nous nous demandons comment rentrer à sept dans une seule voiture. Je vous rappelle que la petite voiture verte attend sagement sa maîtresse au stade Allende… Nous trouvons des connaissances qui pourraient prendre une ou deux personnes. Finalement, on part ensemble, en se disant qu’on trouvera sûrement au parking quelqu’un qui voudrait bien passer par St Jacques. Mais là où nous sommes garés, personne ne part comme nous. Nelly est menue, elle propose d’aller dans le coffre. Nous sommes 2 ou 3 à vouloir faire de même. Finalement, nous optons pour la solution de Nelly et nous nous serrons à quatre à l’arrière. On rigole en passant près des gendarmes, on dit au coffre de se taire et à l’une de nous de se baisser. Mais c’est bien connu, les sportifs ne boivent pas d’alcool, donc la maréchaussée nous ignore. Dominique accepte gentiment de passer par St Jacques d’où la petite voiture verte décollera sans problème…

Nelly a dit que sa petite voiture verte a rendu l’âme le 31 décembre et le texte a été écrit le 23 décembre…
Moralité : Des petites voitures vertes tu ne te moqueras pas…

Laurence