Chantepie 2009

Dimanche 29 novembre, 8 heures !!! J’écoute… C’est wonderful, beautiful, sublime… Il ne pleut pas !!!! Hier soir, c’était la grosse déprime. Pluie battante… non mais qu’est-ce qui m’a pris de m’inscrire aux 10 km de Chantepie. Bon, ce matin, le moral est meilleur.

RDV 9h30 au Cosec. Tout le monde est là, en forme, le temps un peu frisquet. Les joggeurs de la « 4 voies de Moigné » de ce dimanche viennent nous encourager. Claudine, Présidente oblige, défile vêtu du 1er prototype du Kway. Pas mal ! Bon on papote mais faut y aller.

Direction le parking Décathlon, déjà bien rempli, 2000 coureurs prévus au départ. Pascal nous a donné nos marcels Rheusois. Ils sont superbes ! Nous paradons. Prochaine étape, les dossards : trouver le gymnase, chercher son nom, repérer son numéro, prendre la bonne file… puce au pied, doubles nœuds, dossard – Pierre ! t’as pensé aux épingles ! oui ? on partage.

Etape « Toilettes », comme d’hab, c’est la queue. Nous décidons de faire un tour en campagne. Nelly file derrière les arbustes, Edith trace vers un autre bosquet et je me faufile dans un fourré, rien à gauche, mais à droite oups ! un big berger allemand -mais attaché- me fixe, un peu d’exotisme, c’est risqué la nature en plein bourg de Chantepie ! Le temps passe, il faut peut-être s’échauffer.
On trottine devant l’église, Nelly (encore !) et Isabelle s’arrêtent aux toilettes. Re-trottinons… Tiens, Salut Isabelle (une pro de la JA Melesse, elle finira 6ème féminine) « Sont génials vos maillots avec vos prénoms. On pensait faire la même chose » Ah, c’est trop bête…

Il est temps de se tasser sur la ligne de départ, la montre chrono prête à partir, ces trucs là, c’est tellement perfectionné qu’on a dû mal ! Nelly, tu te souviens, l’année dernière, il neigeait. Nelly a encore envie mais c’est trop tard (je ne sais pas ce qu’elle a bu, ce doit être le stress). On essaie de se décontracter malgré tout, le cœur commence à cogner.

Pan, c’est parti. Attention, ça slalome, on croirait le bd de la TA en miniature. Attention, aux plots mais les Jésus en gilets verts sont là. Changement de pied, je pars sur la droite. Je ne vois plus de jaunes vifs devant. Tiens, Edith file bon train sur la gauche. Encore, Jésus… gauche ou droite (de quel côté passe Tintin dans « Tintin au Tibet », je regarderais ça en rentrant). Concentre-toi Brigitte. Ah, le 1er kilo, 5mn et des broutilles, c’est pas mal (enfin, je crois…) mais je suis essoufflée. Va falloir gérer. Je me rassure mais en fait, je ne sais pas gérer.

Nous voilà, dans la zone verte, difficile de doubler, de toute façon j’avais pas trop envie. J’aperçois Jean-Yves derrière moi. Je ne dois pas être trop mal. Une petite tape dans le dos, zut c’est Jean-Yves qui double, Serge à ses trousses. Tiens, Samuel me talonne. On revient vers l’Eglise, ça grimpe. Voilà Pascal, clac, la photo. C’est sûr, je vais être à mon avantage sur le site… teint rouge, cheveux collés, caleçon moulant, un dimanche chic à Chantepie. En fait, il fait un peu chaud… (Isabelle, avec son Kway, ça doit chauffer dur). 5 km, coup d’œil sur le chrono comme tout le monde, 26 mn et des brouettes (j’arrive jamais à lire les secondes)… Le speaker annonce l’arrivée des premiers dans 5mn… Ouais, c’est super.

Dégagement sur la gauche pour le ravitaillement, je chope un gobelet qui s’écrabouille, j’essaie de boire en courant. Allez, la moitié sur le caleçon ! Je m’arrête pour boire la 2ème moitié, vu qu’il n’y en avait qu’un quart, faut pas avoir une grosse soif. Je repars. Un « Allez Le Rheu » sur la gauche, connais pas, en fait, un encouragement d’un maillot « Mordelles » : sympa. J’ai perdu Samuel. On tourne, on vire. Je ne sais plus trop où on est. Mortel, les petits trous dans les rues du nouveau lotissement, interminable, la montée dans le sous-bois. Je m’accroche à un kway beige. J’en ai plein les tennis. Je marcherai bien un peu. Certains se sont laissé tenter. Où sont les autres ? Devant, derrière ?

Ah, je vois le clocher. Tiens, une borne, la 9ème, mais où étaient planquées les autres ? Reste un bon kilo, la moitié du parcours santé… Faut y aller quoique, on ne sait jamais, si je n’y arrive pas, allons-y molo. De loin, les drapeaux flottent, ouf, c’est l’arrivée, mais non ce sont ces fichus drapeaux de départ. Et encore un virage à gauche, un virage à droite, un virage à gauche. Cette fois-ci, j’en ai plein les jambes. Ça part en sprint, enfin, l’arrivée… 53mn… Ce n’est pas trop mal.

Isabelle, Edith, Marie-Jeanne, Nelly, Anita, Laurence, Claudine, Christelle, Fabrice, Willy, Pascal, Samuel, Pierre, Jean-Yves, Serge, Mathieu, Raymond,… et les autres, tous là, satisfaits, souriants. On se raconte la course devant un café. En fait, ce sont ces moments là, simples, vrais, que j’aime et qui font partie du sport, malgré les différences, les meilleurs et les moins bons, ensemble et au-delà des défis, des limites de chacun, une bonne bande de joggers qui partagent la même passion pour la course à pied. Un grand bravo à tous !

Brigitte

PS : On finit l’année comme on l’a commencé : en vert pomme, maillots techniques à Chantepie contre maillots de coton à Saint-Gilles.